abdominoplastie après grossesse

L’abdominoplastie, ou le « lifting du ventre », après la grossesse.

Avec toutes les joies qu’elle apporte, la grossesse entraîne des modifications corporelles dont il n’est pas toujours facile de se débarrasser après l’accouchement : graisses stockées, vergetures et surtout ventre abîmé.

Pour les graisses stockées, il est bien sûr important de reprendre une activité physique dans les mois qui suivent l’accouchement et de garder une alimentation équilibrée. Malgré tout chez certaines personnes, la graisse installée sera difficile à déloger, en particulier sur les hanches, les cuisses et la culotte de cheval…

Comment traiter la peau du ventre après la grossesse ?

La liposuccion qui consiste à aspirer la graisse qui se trouve sous la peau est très efficace.

Mais la lipoaspiration n’est souvent pas suffisante pour traiter un ventre abîmé. Dans ce cas il faut souvent agir comme sur un millefeuille, sur les différentes couches qui constituent la paroi abdominale et réaliser un lifting du ventre aussi appelé abdominoplastie :

– La couche la plus superficielle est la peau du ventre qui peut être abîmée pour plusieurs raisons : les vergetures, ou simplement le fait qu’elle ne s’est pas bien retendue après l’accouchement et qu’elle est restée flasque. C’est pourquoi une liposuccion seule ne sera pas suffisante et risque même d’aggraver le problème car la peau ne se retendra pas. L’abdominoplastie consiste alors à retirer chirurgicalement toute la peau abdominale qui se situe sous le nombril et à retendre la peau du ventre. Les vergetures qui se situent à cet endroit seront donc retirées par la même occasion.

– En profondeur les muscles abdominaux peuvent être affaiblis et écartés l’un de l’autre en raison de la tension créée par la grossesse. C’est ce qu’on appelle un diastasis. Pour récupérer une beau ventre plat dans ce cas, il faudra réparer la paroi musculaire en suturant les muscles abdominaux.

– Entre les deux se trouve la graisse abdominale qui est retirée par liposuccion qui sera alors efficace puisque la peau a été retendue par-dessus.

Bien sûr il est important que la patiente ait stabilisé son poids et remusclé ses abdominaux lors de sa rééducation post accouchement, c’est la seule façon de récupérer la force musculaire avant de réaliser une abdominoplastie dans les meilleures conditions.

 

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Opération lifting du ventre

effacer une cicatrice

Peut-on retirer ou effacer une cicatrice ?

Le chirurgien esthétique ou chirurgien plasticien est le chirurgien spécialiste de la peau, au même titre que le chirurgien orthopédiste est celui des os ou que le neurochirurgien est celui du cerveau. Il est donc le spécialiste des cicatrices. Il faut savoir que toute plaie profonde et toute chirurgie (même la chirurgie esthétique !) entraîne une cicatrice qu’il est aujourd’hui impossible d’effacer complètement…

Mais bien qu’il n’existe à ce jour aucun procédé miracle, pommade, crème ou laser capable de retirer complètement les cicatrices, il existe tout de même des solutions pour les atténuer !

La cicatrisation dépend de nombreux facteurs qui ne sont pas tous contrôlables :
Initialement, le jour de l’ablation des points de suture (au bout d’une à trois semaines selon la localisation), la cicatrice est habituellement discrète, c’est à dire fine et linéaire.
Mais dans les 3 à 6 mois qui suivent, les choses peuvent se compliquer pour le patient, du moins en apparence, car la cicatrice devient rouge, dure, légèrement boursouflée, et commence à gratter… Cette réaction est en réalité parfaitement normale et s’atténue ensuite petit à petit : la cicatrice commence alors à blanchir, à s’aplatir, à s’assouplir, et prend progressivement son aspect définitif en douze mois environ.
Finalement, la cicatrisation est un processus naturel très long qui évolue pendant plusieurs mois. C’est pendant ces premiers mois que la cicatrice doit être protégée du soleil (sinon elle risque de se « tatouer » définitivement).

Même si toute cicatrice est définitive, et qu’elle ne peut pas être complètement effacée, il est souvent possible de l’atténuer si elle est particulièrement visible.

Le traitement dépendra alors de la cause de la cicatrice :

Dans certains cas, comme par exemple pour les cicatrices d’accident, une opération est nécessaire pour retirer la cicatrice. Dans ce cas, le but est de refermer avec une technique de suture parfaite pour obtenir une nouvelle cicatrice plus discrète.

D’autre techniques, comme le laser, les peelings et surtout la dermabrasion peuvent atténuer certaines cicatrices du visage, en particulier les cicatrices d’acné sur lesquelles on peut obtenir de très bons résultats.

Enfin, les peaux noires ou les asiatiques peuvent développer des cicatrices très boursouflées que l’on appelle cicatrices « chéloïdes » : sur de simples trous de piercing il m’est arrivé de voir des cicatrices géantes, de la taille d’une balle de ping pong ! Dans ce cas, le meilleur traitement est de retirer partiellement la cicatrice en associant des injections de corticoïdes directement dans la cicatrice.
Mais encore aujourd’hui, certaines cicatrices ne peuvent pas être retirées. Il faut apprendre à vivre avec et à leur trouver du charme, une sorte de « marque de fabrique » qui nous caractérise et qui nous rend uniques…

 

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Retirer une cicatrice

Cicatrices d’acné : la dermabrasion du visage

augmentation mammaire 16 ans

Une augmentation mammaire à 16 ans ?

Les adolescents doivent-ils attendre d’être adultes pour recourir à la chirurgie esthétique ?

Les plus fortes demandes : augmentation mammaire et liposuccion de la culotte de cheval…

Je suis régulièrement confrontée à des demandes de chirurgie esthétique chez des patients et des patientes mineurs. Les demandes les plus fréquentes concernent la poitrine (diminution ou augmentation mammaire, correction d’une asymétrie ou d’une malformation des seins), la silhouette (surtout la liposuccion de la culotte de cheval) et le nez.

Parmi ces interventions, qui ont toutes pour but de réaliser des modifications corporelles, il faut bien comprendre ce qu’il y a derrière cette envie de changement : s’agit-il, comme pour la réalisation de tatouages ou de piercings, d’une manière pour l’adolescent de s’approprier son corps, à un moment où ses transformations et la quête identitaire sont sources d’angoisse ? Ou le but est-il de traiter une souffrance psychologique, un complexe réellement liée à une différence physique ? C’est seulement dans ce dernier cas, et uniquement en présence d’un défaut physique avéré, que la chirurgie esthétique peut être réalisée chez l’adolescent.

L’âge à partir duquel l’opération peut être réalisée dépend de la localisation, selon qu’il s’agit d’une chirurgie du visage, des seins ou de la silhouette.

Concernant la chirurgie de réduction mammaire, il est admis que l’on peut intervenir à la fin de l’adolescence, à partir de 16-17 ans quand les seins sont très volumineux et que cette hypertrophie entraîne des conséquences d’ordre physique (scoliose, douleurs dorsales, difficultés à pratiquer des activités sportives…) et/ou psychologique (complexes, difficultés à s’habiller…). Cette intervention peut réellement transformer psychologiquement une adolescente qui était inhibée.

La demande inverse de correction d’une poitrine trop petite est également de plus en plus fréquente chez les adolescentes. L’opération d’augmentation mammaire peut être réalisée vers 17-18 ans mais sur ce type d’intervention il faut être particulièrement vigilant.
Je n’accepte d’opérer des patientes à cet âge qu’en cas d’absence totale de seins, avec une taille de bonnet inférieure à A, ou si elles présentent une malformation mammaire comme une assymétrie importante des deux seins.

Les demandes de liposuccion sont également fréquentes, mais, là encore, seules certaines doivent être satisfaites. Il s’agit des jeunes filles qui ont une culotte de cheval, très localisée et importante apparue au moment de la puberté. Aucun sport ni aucun régime, aussi sévère soit-il, ne pourra faire fondre cette graisse qui a souvent une cause génétique. Lorsqu’elle s’accompagne d’une souffrance psychologique importante et que la déformation est majeure, une liposuccion peut être réalisée dès la fin de la croissance vers 17-18ans.

Enfin les demandes de correction d’un nez proéminent ou dévié ne sont pas rares non plus. Mais l’adolescence est une période charnière de la construction de l’identité, pendant laquelle il est préférable d’éviter des interventions au niveau du visage qui peuvent être déstabilisantes. Pour réaliser une rhinoplastie il faut vraiment que la déformation soit très importante et il faut attendre que la croissance des cartilages du nez soit terminée, c’est-à-dire pas avant 16-17 ans. Dans tous les cas, le consentement de l’adolescent ainsi que celui des parents est bien évidemment indispensable.

 

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Augmentation mammaire

lipofilling seins Paris

Lipofilling : est-ce que c’est possible de prendre la graisse ici pour faire une injection là..?

Si vous vous posez cette question sans grand espoir en vous contorsionnant devant le miroir de la salle de bains… Eh bien sachez que oui c’est possible !!!

C’est le lipofilling.

Il s’agit de transférer les cellules graisseuses d’un site à un autre, comme pour une greffe de peau mais avec de la graisse.

En pratique, au cours de la même opération, le chirurgien prélève de la graisse comme pour une liposuccion, le plus souvent sur la culotte de cheval, les hanches ou le ventre. Ensuite la graisse est centrifugée, ce qui permet de purifier les cellules graisseuses, qui peuvent alors être réinjectées à peu près partout : Les premières injections de graisse ont été réalisées dans les années 1920 dans les rides et les sillons du visage pour traiter le vieillissement. C’est le médecin New-yorkais Sydney Coleman qui a ensuite contribué à perfectionner et à diffuser largement cette technique. Depuis, le lipofilling a largement prouvé son efficacité et est très utilisé : au niveau du visage il permet de combler des creux ou des rides, d’épaissir les lèvres, d’ atténuer des cicatrices… et est aussi utile dans certains cas de malformations.

Au niveau des seins la technique est très séduisante. Elle présente le double avantage de l’absence de prothèse et de l’absence de cicatrice. Par contre il faut être bien conscient qu’une partie (environ 30%) de la graisse injectée va se résorber après l’opération et qu’on ne peut pas injecter de très grosses quantités en une seule fois. Plusieurs opérations seront donc parfois nécessaires, le prix du lipofilling peut dans ce cas approcher celui d’une augmentation mammaire par implants.

 

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Lipofilling : lèvres cernes pommettes et joues

chirurgie esthétique et confiance en soi

Chirurgie esthétique : être bien dans son corps pour être bien dans sa tête ?

Dans notre société où les besoins essentiels comme manger ou se loger sont heureusement comblés pour la plus grande partie de la population, nous avons développé d’autres préoccupations plus accessoires : les loisirs, les voyages… et l’apparence physique, comme le montre l’engouement pour la mode, les cosmétiques ou les salles de fitness.

Suivant ce mouvement depuis une dizaine d’années, la chirurgie esthétique s’est également considérablement développée, voire banalisée.

On peut alors s’insurger contre ce qui s’apparente parfois à une « dictature de la beauté » : les critères de perfection esthétiques sont omniprésents dans les médias, la beauté devient le symbole de la performance et de la réussite, et une discrimination basée sur l’apparence physique est souvent appliquée, plus ou moins consciemment.

Il est bien sûr important de lutter contre cette discrimination et ne pas oublier que ce n’est pas l’apparence physique qui fait la valeur d’une personne : c’est un reproche qui est souvent fait à la chirurgie esthétique d’entretenir des valeurs superficielles et on soupçonne parfois les patients qui y ont recours d’être narcissiques…

Mais les psy sont tous d’accord sur un point : pour pouvoir plaire aux autres, il faut d’abord se plaire à soi même !

La chirurgie esthétique, en modifiant l’apparence physique, permet d’agir sur le psychisme et sur la confiance en soi : la correction de ce qui est considéré par le patient comme un défaut physique, et vécu comme un complexe, permet de le soutenir dans sa quête de confiance et d’estime de lui même. Par exemple, dans le cas de la rhinoplastie, une personne qui présente une bosse sur le nez, si elle n’est pas complexée,  ne se ferait opérer pour rien au monde. A l’inverse, une autre qui vit sa déformation nasale comme un gros complexe, pourrait retrouver grâce à la rhinoplastie une vraie confiance en elle.

A condition d’avoir recours à la chirurgie esthétique pour améliorer son image à ses propres yeux… et surtout pas pour plaire à quelqu’un d’autre ou pour correspondre à des critères de beauté normalisés.

Bref, il faut être bien dans son corps pour être bien dans sa tête… sans pour autant oublier les valeurs du coeur et de l’esprit !

 

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Chirurgie esthétique et éthique