Augmentation mammaire par prothèses : quelle cicatrice ?
La question des cicatrices est l’une des préoccupations majeures des patientes envisageant une augmentation mammaire par prothèses. Si le résultat esthétique final est au cœur du projet, la discrétion des cicatrices et leur évolution dans le temps jouent un rôle déterminant dans la satisfaction à long terme.
Contrairement aux idées reçues, les cicatrices liées à une augmentation mammaire sont aujourd’hui maîtrisées, anticipées et optimisées, grâce aux avancées techniques et à une planification chirurgicale rigoureuse. Cet article propose un éclairage complet sur les cicatrices après la pose de prothèses mammaires : leur localisation, leur évolution, les soins nécessaires et les facteurs influençant leur qualité.
Cette intervention s’inscrit dans le cadre de la chirurgie mammaire, qui requiert une expertise spécifique et un accompagnement personnalisé.
Pourquoi une cicatrice est-elle inévitable ?
Toute intervention chirurgicale nécessite une incision, indispensable pour introduire l’implant mammaire dans des conditions de sécurité optimales. L’objectif du chirurgien n’est donc pas de supprimer la cicatrice — ce qui est impossible — mais de la rendre la plus discrète possible, tant par son emplacement que par sa qualité de cicatrisation.
La taille et l’aspect de la cicatrice dépendent de plusieurs facteurs :
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le type d’implant utilisé,
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la voie d’abord choisie,
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la qualité de la peau,
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les capacités de cicatrisation propres à chaque patiente.
Les différentes localisations possibles des cicatrices
La cicatrice sous-mammaire
Il s’agit de la voie d’abord la plus fréquemment utilisée. La cicatrice est placée dans le sillon sous le sein, ce qui permet de la dissimuler naturellement dans le pli mammaire.
Avantages :
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excellente visibilité opératoire,
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précision dans la mise en place de l’implant,
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cicatrice généralement très discrète à long terme.
La cicatrice péri-aréolaire
Elle est située autour de l’aréole, à la jonction entre la peau claire et la peau pigmentée.
Avantages :
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bonne dissimulation grâce au contraste naturel,
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accès direct au sein.
Cette voie est réservée à certaines indications et dépend notamment de la taille de l’aréole.
La cicatrice axillaire
Placée sous l’aisselle, elle évite toute cicatrice visible sur le sein.
Limites :
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indication plus rare,
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technique plus exigeante,
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non adaptée à tous les types d’implants.
Le choix de la voie d’abord est discuté lors de la consultation et fait partie intégrante du projet personnalisé.
L’évolution normale des cicatrices dans le temps
Une cicatrice évolue toujours selon plusieurs phases :
Phase inflammatoire (0–3 mois)
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cicatrice rosée ou rouge,
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parfois légèrement épaissie,
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aspect encore visible mais normal.
Phase de maturation (3–12 mois)
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la cicatrice s’éclaircit progressivement,
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elle s’assouplit,
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devient plus fine et plus discrète.
Il est essentiel de rappeler que le résultat définitif d’une cicatrice ne peut être jugé qu’après plusieurs mois, parfois jusqu’à un an.
Facteurs influençant la qualité des cicatrices
La qualité finale d’une cicatrice dépend de nombreux paramètres :
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facteurs individuels : type de peau, antécédents de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes,
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technique chirurgicale : précision des sutures, respect des tensions cutanées,
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soins post-opératoires : rigueur du suivi et respect des consignes,
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mode de vie : tabac, exposition solaire, variations de poids.
À ce sujet, le suivi joue un rôle déterminant, comme expliqué dans le suivi post-opératoire après une augmentation mammaire.
Comment optimiser la cicatrisation après une augmentation mammaire ?
Des recommandations précises sont données après l’intervention :
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port d’un soutien-gorge de maintien adapté,
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limitation des mouvements excessifs des bras,
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protection solaire stricte des cicatrices,
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soins locaux réguliers.
En cas de cicatrice évoluant de manière inhabituelle, des solutions existent (pansements spécifiques, laser, traitements locaux), relevant parfois de la chirurgie cutanée.
Cicatrices et sécurité des implants
Une cicatrisation de qualité participe également à la sécurité globale de l’intervention. Une mauvaise cicatrisation peut favoriser certaines complications locales, d’où l’importance d’un suivi rigoureux et de contrôles réguliers.
Pour approfondir cet aspect, il est utile de consulter tout ce que vous devez savoir sur la sécurité des implants mammaires.
Un accompagnement expert à Neuilly-sur-Seine
La gestion des cicatrices fait partie intégrante de la réussite d’une augmentation mammaire. Elle repose sur une planification précise, une technique chirurgicale maîtrisée et un accompagnement attentif dans la durée.
À Neuilly-sur-Seine, Docteur Raphaële Rossarie, spécialiste en chirurgie esthétique et médecine esthétique, accompagne ses patientes à chaque étape de leur projet d’augmentation mammaire. Elle exerce exclusivement dans des cliniques agréées, offrant des conditions optimales de sécurité et de suivi.
Conclusion : des cicatrices anticipées pour un résultat serein
Les cicatrices après une augmentation mammaire par prothèses sont aujourd’hui prévisibles, maîtrisées et généralement très discrètes, lorsqu’elles sont prises en charge dans un cadre médical rigoureux. Une information claire, un suivi attentif et une expertise chirurgicale solide permettent d’aborder cette question avec sérénité.
Une consultation spécialisée reste la meilleure façon d’évaluer chaque situation individuelle et de définir la stratégie la plus adaptée, tant sur le plan esthétique que médical.
Les cicatrices sont la conséquence de ce que les chirurgiens appellent la voie d’abord, c’est à dire la place de l’incision sur la peau qui va permettre d’aborder le site à opérer. Par exemple, pour opérer un coeur, le chirurgien cardiaque choisira une voie d’abord de sternotomie médiane, c’est-à-dire que la cicatrice sera verticale au milieu du thorax. Pour opérer un ventre, le chirurgien viscéral pourra choisir une voie d’abord de laparotomie, c’est-à-dire que la cicatrice sera verticale au milieu du ventre.
Pour une augmentation mammaire par prothèses, c’est la même chose.
Dans une augmentation mammaire le but est de créer un espace pour pouvoir y placer la prothèse mammaire. Cet espace peut être créé juste sous la glande mammaire existante, en avant du muscle pectoral. Dans ce cas la prothèse mammaire est recouverte par la peau et par la graisse et la glande mammaire.
La prothèse peut aussi être placée encore plus profondément, derrière le muscle pectoral. Elle est alors recouverte, de la superficie vers la profondeur, par la peau, la graisse et la glande mammaire et enfin par le muscle.
Les voies d’abord de la chirurgie d’augmentation mammaire par prothèse sont donc : la voie aréolaire, la voie axillaire et la voie sous-mammaire. Chacune présente des avantages et des inconvénients, en sachant que chaque chirurgien a bien souvent une préférence pour l’une ou l’autre de ces techniques.
L’augmentation mammaire par prothèses par voie aréolaire
Le chirurgien esthétique choisit de faire une incision au niveau de l’aréole pour pouvoir faire la loge et introduire la prothèse. Il existe en fait plusieurs variantes à cette voie (et donc plusieurs positions possibles de la cicatrice finale) : transaréolaire qui traverse le mamelon et l’aréole de façon horizontale, ou hémiaréolaire, c’est à dire circulaire autour de la moitié inférieure de l’aréole.
La voie d’abord aréolaire permet de bien visualiser la loge, et éventuellement d’effectuer des gestes de « remodelage » sur la glande mammaire préexistante (par exemple si celle-ci est déformée, comme dans les cas des seins « tubéreux » : les seins sont de forme tubulaire, avec une implantation sur le thorax très rétrécie). De plus, la cicatrice est souvent très peu visible. Elle permet de placer la prothèse devant ou derrière le muscle. Parfois elle n’est pas utilisable, par exemple quand la patiente a des aréoles trop petites pour pouvoir y insérer une prothèse.
L’augmentation mammaire par prothèses par voie axillaire
L’incision, qui mesure 3 à 5 cm, est horizontale ou verticale dans un pli de l’aisselle. Elle est particulièrement adaptée à la mise en place rétropectorale (derrière le muscle) de l’implant.
Elle peut être utilisée quand on veut placer la prothèse mammaire derrière le muscle et que la patiente ne veut pas de cicatrice sur les seins. Avec cette voie d’abord il y a un risque que la prothèse « remonte » un peu sur le thorax et se retrouve trop haut située, de plus la dissection dans l’aisselle est accusée de gêner la détection des ganglions cancéreux dans le cas éventuel ou la patiente présenterait un jour un cancer du sein.
L’augmentation mammaire par prothèses par voie sous mammaire
Une incision de 3 à 5 cm est faite dans le (futur) pli sous-mammaire. La prothèse peut être placée devant ou derrière le muscle pectoral.
Cette incision autorise la mise en place de « gros volumes » de prothèses plus facilement que les autres voies.
Finalement, ce qui va orienter le chirurgien vers telle ou telle cicatrice c’est : son expérience, le choix de la patiente, la taille des prothèses mammaires, celle des mamelons, et aussi l’endroit où il veut placer la prothèse (devant ou derrière le muscle).
Les prothèses mammaires : devant ou derrière le muscle ?
La situation prépectorale (c’est-à-dire devant le muscle pectoral) est la plus anatomique puisque l’implant est placé là où le serait la glande mammaire. Son inconvénient est que le pôle supérieur de l’implant est parfois visible et que les plis de la prothèse mammaire pourront se sentir sous la peau si la patiente est maigre.
La situation rétropectorale (en arrière du muscle pectoral) ne présente pas ces inconvénients puisque le pôle supérieur de la prothèse mammaire est caché sous le muscle.
Dans tous les cas le choix de la position de la prothèse est l’affaire du chirurgien, mais sachez tout de même que la position rétropectorale est presque obligatoire si vous êtes très maigre (lorsqu’on voit les côtes) ou si vous n’avez pas du tout de seins (pour les bonnets A).
Docteur Raphaële ROSSARIE
Spécialiste en chirurgie esthétique et médecine esthétique.
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