Cicatrices-prothèses-mammaires

Guide des prothèses mammaires : quelles cicatrices ?

Les cicatrices sont la conséquence de ce que nous, chirurgiens esthétiques, appelons « la voie d’abord », c’est à dire la place de l’incision sur la peau qui va nous permettre d’aborder le site à opérer. Par exemple, pour opérer un coeur, le chirurgien cardiaque choisira une voie d’abord de « sternotomie médiane », c’est-à-dire que la cicatrice sera verticale au milieu du thorax.

Pour une augmentation mammaire par prothèses, c’est la même chose.

Ici, le but est de créer une loge pour pouvoir y placer l’implant mammaire. La loge peut être créée juste sous la glande mammaire existante, en avant du muscle pectoral (celui que vous travaillez en faisant des pompes). Dans ce cas la prothèse mammaire est recouverte par la peau et par la graisse et la glande mammaire.

La prothèse peut aussi être placée encore plus profondément, derrière le muscle pectoral. Elle est alors recouverte, de la superficie vers la profondeur, par la peau, la graisse et la glande mammaire et enfin par le muscle.

Pour pouvoir créer cette loge, le chirurgien plasticien, comme son confrère chirurgien cardiaque plus haut, doit bien passer par quelque part !

Les voies d’abord de la chirurgie d’augmentation mammaire sont donc : la voie aréolaire, la voie axillaire et la voie sous-mammaire. Je vais les détailler ici, en essayant de préciser pour chacune d’entre elles leurs avantages et leurs inconvénients, en sachant que chaque chirurgien a bien souvent une préférence pour l’une ou l’autre de ces techniques.

1. L’augmentation mammaire par prothèses par voie aréolaire

Le chirurgien esthétique choisit de faire une incision au niveau de l’aréole pour pouvoir faire la loge et introduire la prothèse. Il existe en fait plusieurs variantes à cette voie (et donc plusieurs positions possibles de la cicatrice finale) : transaréolaire qui traverse le mamelon et l’aréole de façon horizontale, ou périaréolaire, c’est à dire circulaire autour de la moitié inférieure de l’aréole.

La voie d’abord aréolaire permet de bien visualiser la loge, et éventuellement d’effectuer des gestes de « remodelage » sur la glande mammaire préexistante (par exemple si celle-ci est déformée, comme dans les cas des seins « tubéreux » : les seins sont de forme tubulaire, avec une implantation sur le thorax très rétrécie). De plus, la cicatrice est souvent très peu visible. Elle permet de placer la prothèse devant ou derrière le muscle. Parfois elle n’est pas utilisable, par exemple quand la patiente a des aréoles trop petites pour pouvoir y insérer une prothèse.

2. L’augmentation mammaire par prothèses par voie axillaire

L’incision, qui mesure 3 à 5 cm, est horizontale dans un pli de l’aisselle. Elle est particulièrement adaptée à la mise en place rétropectorale (derrière le muscle) de l’implant.

Elle peut être utilisée quand on veut placer la prothèse derrière le muscle et que la patiente ne veut pas de cicatrice sur les seins. Avec cette voie d’abord il y a un risque que la prothèse « remonte » un peu sur le thorax et se retrouve trop haut située.

3. L’augmentation mammaire par prothèses par voie sous mammaire

Une incision de 3 à 5 cm est faite dans le (futur) pli sous-mammaire. La prothèse peut être placée devant ou derrière le muscle pectoral.

Cette incision autorise la mise en place de « gros volumes » de prothèses plus facilement que les autres voies.

Finalement, ce qui va orienter le chirurgien vers telle ou telle cicatrice c’est : son expérience, le choix de la patiente, la taille des prothèses mammaires, celle de vos mamelons, et surtout l’endroit où il veut placer la prothèse (devant ou derrière le muscle).

Alors, devant ou derrière le muscle ?

La situation prépectorale (c’est-à-dire devant le muscle pectoral) est la plus anatomique puisque l’implant est placé là où le serait la glande mammaire. Son inconvénient est que le pôle supérieur de l’implant est parfois visible, surtout si la prothèse est ronde et surtout si la patiente est maigre.

La situation rétropectorale (en arrière du muscle pectoral) n’a pas cet inconvénient puisque le pôle supérieur de l’implant est « caché » sous le muscle.

Dans tous les cas le choix de la position de la prothèse est l’affaire du chirurgien, mais sachez tout de même que la position rétropectorale est presque obligatoire si vous êtes très maigre (lorsqu’on voit les côtes) ou si vous n’avez pas du tout de seins (pour les bonnets A).

Tout savoir sur l’augmentation mammaire

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