Augmentation mammaire Paris : sérum ou silicone ?

Guide des prothèses mammaires : sérum ou silicone ?

Je vois de plus en plus de patientes qui viennent consulter pour des prothèses mammaires avec une idée très précise du type d’implant qu’elles souhaitent se faire poser : prothèses en sérum ou en silicone, taille, forme, position de la cicatrice, position de la prothèse mammaire devant ou derrière le muscle pectoral…

Parfois même la patiente me montre les photos qu’elle a sélectionnées sur internet, dans les pages people ou sur des sites plus ou moins spécialisés en chirurgie esthétique. Et bien figurez-vous que c’est loin d’être une mauvaise idée.

En effet, les techniques évoluent et les gammes de prothèses mammaires présentes sur le marché sont de plus en plus larges. Votre chirurgien esthétique saura vous conseiller sur l’intervention et le choix des prothèses mammaires les plus adaptées en fonction de vos attentes, de votre morphologie et de ce qui est techniquement réalisable mais rien ne vous empêche d’avoir déjà votre petite idée, d’autant qu’il existe deux type principaux d’implants mammaires : ceux qui sont pré remplis de gel de silicone et ceux qui sont gonflables avec du sérum physiologique.

Les prothèses mammaires de sérum physiologiques ont longtemps été perçus comme « plus naturels ».

Les implants gonflables au sérum physiologique ont longtemps été utilisés : ils présentent l’avantage de contenir un produit parfaitement inoffensif pour l’organisme en cas de fuites (de l’eau salée). Mais leur consistance est différente de celle de la glande mammaire, avec un risque de plis, de palpation sous la peau, et surtout de dégonflement estimé à environ 3% par an.

Mais il a été démontré que les prothèses mammaires pré-remplies de gel de silicone sont inoffensifs.

Les implants pré-remplis de silicone existent depuis 1963. Leur consistance est très naturelle au toucher et leur risque de dégonflement est nettement plus faible que pour les prothèses en sérum physiologique. Il ont été sujets à controverse justement à cause de leur contenu en gel de silicone. Ce dernier peut entrer en contact avec l’organisme par diffusion à travers l’enveloppe de la prothèse ou par rupture de l’implant, le plus souvent d’origine traumatique. Or si l’eau salée est inoffensive, on s’est longtemps posé la question pour la silicone et par mesure de précaution elle (oui, on dit bien de LA silicone, même si on dit DU gel de silicone) a été interdite en France en 1992. On soupçonnait alors le gel de silicone d’être impliqué dans l’apparition de maladies auto-immunes et de maladies inflammatoires.

Le gel de silicone médical a ensuite été innocenté : plusieurs études ont démontré qu’il n’y avait en réalité pas de lien entre ces maladies et la silicone. Il a donc été réintroduit en France en 2001 grâce à une étude de l’AFSSAPS. En pratique depuis que leur innocuité a été prouvée, les implants de silicone sont devenus les implants de premier choix pour la plupart des chirurgien.

Enfin concernant la durée de vie des prothèses, même si celle-ci n’est pas estimée avec précision, les prothèses en silicone ont une durée de vie supérieure à celles remplies de sérum physiologique puisqu’elles se dégonflent moins. Il n’est plus nécessaire, sauf complication, de les changer au bout de dix ans. l’AFSSAPS rappelle cependant qu’ « une femme qui a un implant peut s’attendre à avoir d’autres interventions dans sa vie pour que l’effet bénéfique de l’implant soit maintenu ».

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