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Augmentation mammaire : prothèse mammaire ou lipofilling ?

L’augmentation mammaire, à but esthétique ou de reconstruction dans les suites d’un cancer du sein ou suite à une malformation mammaire est réalisée classiquement par la pose de prothèses mammaires. Il existe une alternative aux implants mammaires : c’est le lipofilling ou l’autogreffe d’adipocytes. Le lipofilling consiste à prendre de la graisse abdominale, ou encore au niveau des hanches ou de la culotte de cheval pour apporter du volume mammaire et reconstruire la poitrine.

Utiliser les propres tissus de la patiente pour reconstruire son sein est une technique assez séduisante : en effet, c’est une technique plus naturelle que la pose d’un implant mammaire puisqu’elle permet de se passer des corps étrangers que sont les prothèses mammaires. La graisse est prélevée par liposuccion puis centrifugée, ce qui permet d’extraire uniquement les cellules graisseuses qui sont ensuite réinjectées au niveau de la poitrine à l’aide de canules très fines. La graisse se revascularise ensuite par contact avec les tissus sains qui l’entourent. L’acte d’autogreffe de tissu adipeux dans le sein doit être réalisé au bloc opératoire sous anesthésie générale, par une équipe chirurgicale formée, en hospitalisation classique ou en ambulatoire. Le nombre de séances nécessaire est surtout fonction de l’indication de l’autogreffe de tissu adipeux. Malheureusement, cette technique n’est pas toujours réalisable, en particulier chez les femmes minces qui ne présentent pas assez de graisse : il faut savoir qu’environ la moitié de la graisse prélevée va se résorber dans les 3 à 6 mois suivant l’intervention. Ce qui signifie que pour obtenir un résultat équivalent à la pose de prothèses mammaires de 300 cc, il faut injecter 600 ml de graisse dans chaque sein, c’est à dire prélever 1200 ml de graisse en tout !

Pour les patientes qui ne présentent pas d’excès graisseux à prélever, comme il semble que ça ait été le cas pour Angelina Jolie, la meilleure option reste la reconstruction mammaire classique, à savoir l’augmentation mammaire par prothèse.

Dans le cadre de la chirurgie esthétique et de la chirurgie réparatrice sans antécédent de cancer du sein (ex : malformation congénitale), les contre-indications à l’autogreffe de tissu adipeux dans le sein sont :

 une attente déraisonnable de la patiente quant aux résultats (augmentation mammaire importante)

 une réserve de graisse insuffisante

 une instabilité pondérale (ex : crise de boulimie ou d’anorexie)

 des facteurs de risque de cancer du sein.

 une pathologie cancéreuse mammaire évolutive.

Dans le cadre de la chirurgie reconstructrice après mastectomie totale, les contre-indications à l’autogreffe de tissu adipeux dans le sein sont :

 l’absence de rémission locale, ou la présence de métastases à distance.

 un délai de moins de 2 ans aprè la fin des traitements locaux lorsqu’il existe un fort risque de récidive du cancer du sein

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Source : Gala

Cicatrices-prothèses-mammaires

Guide des prothèses mammaires : quelles cicatrices ?

Les cicatrices sont la conséquence de ce que nous, chirurgiens esthétiques, appelons « la voie d’abord », c’est à dire la place de l’incision sur la peau qui va nous permettre d’aborder le site à opérer. Par exemple, pour opérer un coeur, le chirurgien cardiaque choisira une voie d’abord de « sternotomie médiane », c’est-à-dire que la cicatrice sera verticale au milieu du thorax.

Pour une augmentation mammaire par prothèses, c’est la même chose.

Ici, le but est de créer une loge pour pouvoir y placer l’implant mammaire. La loge peut être créée juste sous la glande mammaire existante, en avant du muscle pectoral (celui que vous travaillez en faisant des pompes). Dans ce cas la prothèse mammaire est recouverte par la peau et par la graisse et la glande mammaire.

La prothèse peut aussi être placée encore plus profondément, derrière le muscle pectoral. Elle est alors recouverte, de la superficie vers la profondeur, par la peau, la graisse et la glande mammaire et enfin par le muscle.

Pour pouvoir créer cette loge, le chirurgien plasticien, comme son confrère chirurgien cardiaque plus haut, doit bien passer par quelque part !

Les voies d’abord de la chirurgie d’augmentation mammaire sont donc : la voie aréolaire, la voie axillaire et la voie sous-mammaire. Je vais les détailler ici, en essayant de préciser pour chacune d’entre elles leurs avantages et leurs inconvénients, en sachant que chaque chirurgien a bien souvent une préférence pour l’une ou l’autre de ces techniques.

1. L’augmentation mammaire par prothèses par voie aréolaire

Le chirurgien esthétique choisit de faire une incision au niveau de l’aréole pour pouvoir faire la loge et introduire la prothèse. Il existe en fait plusieurs variantes à cette voie (et donc plusieurs positions possibles de la cicatrice finale) : transaréolaire qui traverse le mamelon et l’aréole de façon horizontale, ou périaréolaire, c’est à dire circulaire autour de la moitié inférieure de l’aréole.

La voie d’abord aréolaire permet de bien visualiser la loge, et éventuellement d’effectuer des gestes de « remodelage » sur la glande mammaire préexistante (par exemple si celle-ci est déformée, comme dans les cas des seins « tubéreux » : les seins sont de forme tubulaire, avec une implantation sur le thorax très rétrécie). De plus, la cicatrice est souvent très peu visible. Elle permet de placer la prothèse devant ou derrière le muscle. Parfois elle n’est pas utilisable, par exemple quand la patiente a des aréoles trop petites pour pouvoir y insérer une prothèse.

2. L’augmentation mammaire par prothèses par voie axillaire

L’incision, qui mesure 3 à 5 cm, est horizontale dans un pli de l’aisselle. Elle est particulièrement adaptée à la mise en place rétropectorale (derrière le muscle) de l’implant.

Elle peut être utilisée quand on veut placer la prothèse derrière le muscle et que la patiente ne veut pas de cicatrice sur les seins. Avec cette voie d’abord il y a un risque que la prothèse « remonte » un peu sur le thorax et se retrouve trop haut située.

3. L’augmentation mammaire par prothèses par voie sous mammaire

Une incision de 3 à 5 cm est faite dans le (futur) pli sous-mammaire. La prothèse peut être placée devant ou derrière le muscle pectoral.

Cette incision autorise la mise en place de « gros volumes » de prothèses plus facilement que les autres voies.

Finalement, ce qui va orienter le chirurgien vers telle ou telle cicatrice c’est : son expérience, le choix de la patiente, la taille des prothèses mammaires, celle de vos mamelons, et surtout l’endroit où il veut placer la prothèse (devant ou derrière le muscle).

Alors, devant ou derrière le muscle ?

La situation prépectorale (c’est-à-dire devant le muscle pectoral) est la plus anatomique puisque l’implant est placé là où le serait la glande mammaire. Son inconvénient est que le pôle supérieur de l’implant est parfois visible, surtout si la prothèse est ronde et surtout si la patiente est maigre.

La situation rétropectorale (en arrière du muscle pectoral) n’a pas cet inconvénient puisque le pôle supérieur de l’implant est « caché » sous le muscle.

Dans tous les cas le choix de la position de la prothèse est l’affaire du chirurgien, mais sachez tout de même que la position rétropectorale est presque obligatoire si vous êtes très maigre (lorsqu’on voit les côtes) ou si vous n’avez pas du tout de seins (pour les bonnets A).

Tout savoir sur l’augmentation mammaire

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Guide des prothèses mammaires : quelle forme ? Ronde ou anatomique ?

Vous le savez certainement si vous vous êtes déjà renseignée en vue de réaliser une augmentation mammaire : il existe en gros deux formes de prothèses mammaires : les prothèses mammaires rondes et les prothèses mammaires anatomiques. Mais en pratique, à quoi cela correspond-il ? Et quelles sont les indications de chacune ?

Les prothèses mammaires rondes ne sont en réalité pas rondes mais hémisphériques. Comme, disons, une orange coupée en deux. Elles sont donc symétriques de gauche à droite et de haut en bas.
Les prothèses mammaires anatomiques existent depuis une vingtaine d’années. En forme de goutte d’eau (un peu comme une poire coupée en deux) elles ont été conçues pour mieux reproduire la forme naturelle du sein. Elles sont moins « épaisses » en bas (on dit moins « projetées ») qu’en haut et reproduisent ainsi mieux la naissance progressive du décolleté.

Comment choisir ses prothèses mammaires ?

Classiquement on dit qu’une prothèse mammaire anatomique , puisqu’elle démarre en pente douce donnera un résultat plus naturel qu’une prothèse ronde qui remplit plus le haut du décolleté et donne un effet pigeonnant type « push up ». En réalité, l’effet naturel est bien plus lié au volume de l’implant qu’à sa forme. Une « grosse » prothèse, même anatomique, sur un petit buste donnera difficilement un résultat naturel. A l’inverse, une prothèse mammaire ronde mais de volume raisonnable aura toute les chances de donner un résultat naturel.

L’inconvénient des prothèses anatomiques, c’est que si elles tournent un peu dans leur loge une fois posées, ça se verra tout de suite puisqu’elles ne sont pas symétriques. Ce problème n’existe pas avec les prothèses rondes.
D’autre part, avec le temps, on estime que les prothèses rondes s’ « anatomisent », c’est à dire que le gel migre vers le bas de l’implant sous l’effet de la pesanteur et que la prothèse « se vide » en haut. Je m’en suis parfois rendu compte en changeant des prothèses mammaires anciennes. D’autre part, l’enveloppe des prothèses anatomiques est texture et on lui reproche d’être agressive pour les tissus environnants. Pour toutes ces raisons, certains chirurgiens ne posent presque plus que des prothèses mammaires rondes. Personnellement, je peux être amenée à poser quand même des prothèses anatomiques chez les patientes vraiment minces et qui n’ont pas du tout ou très peu de poitrine mais après avoir pesé le pour et le contre avec la patiente.

En choisissant des prothèses mammaires rondes de volume modéré et de moyenne ou faible projection, il est possible d’obtenir un résultat tout à fait naturel.

Enfin, d’autres facteurs entrent encore en compte dans le choix de la forme des prothèses mammaires : en fonction de la position de la cicatrice (dans l’aisselle, sous le sein ou sur l’aréole), de la morphologie de la patiente (épaisseur de la peau, volume du muscle et de la glande…) le chirurgien esthétique peut être amené à choisir plutôt une prothèse ronde ou plutôt une prothèse anatomique. C’est en consultation préopératoire, après l’entretien et l’examen clinique, que votre chirurgien pourra décider, en fonction de vos attentes, de la forme de la prothèse mammaire la plus adaptée à votre morphologie.

 

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Je vois de plus en plus de patientes qui viennent consulter pour des prothèses mammaires avec une idée très précise du type d’implant qu’elles souhaitent se faire poser : prothèses en sérum ou en silicone, taille, forme, position de la cicatrice, position de la prothèse mammaire devant ou derrière le muscle pectoral…

Parfois même la patiente me montre les photos qu’elle a sélectionnées sur internet, dans les pages people ou sur des sites plus ou moins spécialisés en chirurgie esthétique. Et bien figurez-vous que c’est loin d’être une mauvaise idée.

En effet, les techniques évoluent et les gammes de prothèses mammaires présentes sur le marché sont de plus en plus larges. Votre chirurgien esthétique saura vous conseiller sur l’intervention et le choix des prothèses mammaires les plus adaptées en fonction de vos attentes, de votre morphologie et de ce qui est techniquement réalisable mais rien ne vous empêche d’avoir déjà votre petite idée, d’autant qu’il existe deux type principaux d’implants mammaires : ceux qui sont pré remplis de gel de silicone et ceux qui sont gonflables avec du sérum physiologique.

Les prothèses mammaires de sérum physiologiques ont longtemps été perçus comme « plus naturels ».

Les implants gonflables au sérum physiologique ont longtemps été utilisés : ils présentent l’avantage de contenir un produit parfaitement inoffensif pour l’organisme en cas de fuites (de l’eau salée). Mais leur consistance est différente de celle de la glande mammaire, avec un risque de plis, de palpation sous la peau, et surtout de dégonflement estimé à environ 3% par an.

Mais il a été démontré que les prothèses mammaires pré-remplies de gel de silicone sont inoffensifs.

Les implants pré-remplis de silicone existent depuis 1963. Leur consistance est très naturelle au toucher et leur risque de dégonflement est nettement plus faible que pour les prothèses en sérum physiologique. Il ont été sujets à controverse justement à cause de leur contenu en gel de silicone. Ce dernier peut entrer en contact avec l’organisme par diffusion à travers l’enveloppe de la prothèse ou par rupture de l’implant, le plus souvent d’origine traumatique. Or si l’eau salée est inoffensive, on s’est longtemps posé la question pour la silicone et par mesure de précaution elle (oui, on dit bien de LA silicone, même si on dit DU gel de silicone) a été interdite en France en 1992. On soupçonnait alors le gel de silicone d’être impliqué dans l’apparition de maladies auto-immunes et de maladies inflammatoires.

Le gel de silicone médical a ensuite été innocenté : plusieurs études ont démontré qu’il n’y avait en réalité pas de lien entre ces maladies et la silicone. Il a donc été réintroduit en France en 2001 grâce à une étude de l’AFSSAPS. En pratique depuis que leur innocuité a été prouvée, les implants de silicone sont devenus les implants de premier choix pour la plupart des chirurgien.

Enfin concernant la durée de vie des prothèses, même si celle-ci n’est pas estimée avec précision, les prothèses en silicone ont une durée de vie supérieure à celles remplies de sérum physiologique puisqu’elles se dégonflent moins. Il n’est plus nécessaire, sauf complication, de les changer au bout de dix ans. l’AFSSAPS rappelle cependant qu’ « une femme qui a un implant peut s’attendre à avoir d’autres interventions dans sa vie pour que l’effet bénéfique de l’implant soit maintenu ».

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Les adolescents doivent-ils attendre d’être adultes pour recourir à la chirurgie esthétique ?

Les plus fortes demandes : augmentation mammaire et liposuccion de la culotte de cheval…

Je suis régulièrement confrontée à des demandes de chirurgie esthétique chez des patients et des patientes mineurs. Les demandes les plus fréquentes concernent la poitrine (diminution ou augmentation mammaire, correction d’une asymétrie ou d’une malformation des seins), la silhouette (surtout la liposuccion de la culotte de cheval) et le nez.

Parmi ces interventions, qui ont toutes pour but de réaliser des modifications corporelles, il faut bien comprendre ce qu’il y a derrière cette envie de changement : s’agit-il, comme pour la réalisation de tatouages ou de piercings, d’une manière pour l’adolescent de s’approprier son corps, à un moment où ses transformations et la quête identitaire sont sources d’angoisse ? Ou le but est-il de traiter une souffrance psychologique, un complexe réellement liée à une différence physique ? C’est seulement dans ce dernier cas, et uniquement en présence d’un défaut physique avéré, que la chirurgie esthétique peut être réalisée chez l’adolescent.

L’âge à partir duquel l’opération peut être réalisée dépend de la localisation, selon qu’il s’agit d’une chirurgie du visage, des seins ou de la silhouette.

Concernant la chirurgie de réduction mammaire, il est admis que l’on peut intervenir à la fin de l’adolescence, à partir de 16-17 ans quand les seins sont très volumineux et que cette hypertrophie entraîne des conséquences d’ordre physique (scoliose, douleurs dorsales, difficultés à pratiquer des activités sportives…) et/ou psychologique (complexes, difficultés à s’habiller…). Cette intervention peut réellement transformer psychologiquement une adolescente qui était inhibée.

La demande inverse de correction d’une poitrine trop petite est également de plus en plus fréquente chez les adolescentes. L’opération d’augmentation mammaire peut être réalisée vers 17-18 ans mais sur ce type d’intervention il faut être particulièrement vigilant.
Je n’accepte d’opérer des patientes à cet âge qu’en cas d’absence totale de seins, avec une taille de bonnet inférieure à A, ou si elles présentent une malformation mammaire comme une assymétrie importante des deux seins.

Les demandes de liposuccion sont également fréquentes, mais, là encore, seules certaines doivent être satisfaites. Il s’agit des jeunes filles qui ont une culotte de cheval, très localisée et importante apparue au moment de la puberté. Aucun sport ni aucun régime, aussi sévère soit-il, ne pourra faire fondre cette graisse qui a souvent une cause génétique. Lorsqu’elle s’accompagne d’une souffrance psychologique importante et que la déformation est majeure, une liposuccion peut être réalisée dès la fin de la croissance vers 17-18ans.

Enfin les demandes de correction d’un nez proéminent ou dévié ne sont pas rares non plus. Mais l’adolescence est une période charnière de la construction de l’identité, pendant laquelle il est préférable d’éviter des interventions au niveau du visage qui peuvent être déstabilisantes. Pour réaliser une rhinoplastie il faut vraiment que la déformation soit très importante et il faut attendre que la croissance des cartilages du nez soit terminée, c’est-à-dire pas avant 16-17 ans. Dans tous les cas, le consentement de l’adolescent ainsi que celui des parents est bien évidemment indispensable.

 

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